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Marché de l’emploi comptable à Rennes et en Bretagne : ce que disent les chiffres en 2026

Choisir un métier qui recrute n’a jamais été aussi déterminant. En 2026, l’expertise comptable est officiellement classée parmi les professions en tension par France Travail, et la Bretagne ne fait pas exception : 820 cabinets répartis sur les quatre départements bretons cherchent activement leurs futurs collaborateurs. Pour les futurs candidats au BTS Comptabilité et Gestion, au DCG ou au DSCG en alternance à Rennes, le marché du travail s’annonce particulièrement porteur. Tour d’horizon des chiffres-clés à connaître pour comprendre pourquoi ce moment est une fenêtre stratégique.

Une profession officiellement classée en tension depuis 2023

Depuis 2023, le métier d’expert-comptable et plus largement les fonctions comptables figurent sur la liste des 38 métiers en tension publiée par France Travail. Ce classement n’a rien d’anecdotique : il signifie que les besoins en recrutement dépassent durablement l’offre de candidats disponibles sur le marché.

Les chiffres nationaux donnent la mesure du phénomène. Fin 2023, plus de 10 000 postes étaient déjà vacants dans les cabinets d’expertise comptable. Aujourd’hui, France Travail recense près de 30 000 projets de recrutement supplémentaires à l’échelle nationale dans le secteur. Selon une étude relayée par Option Finance, la pénurie de profils est aujourd’hui le premier obstacle au recrutement pour 29 % des cabinets — devant la rémunération, l’image du métier ou la concurrence inter-cabinets.

Cette tension n’est pas un effet conjoncturel. Elle s’explique par trois facteurs structurels :

  • Une vague de départs en retraite dans une profession dont la pyramide des âges est déséquilibrée.
  • Une demande accrue de services comptables, fiscaux et de conseil de la part des PME et des ETI.
  • Un déficit de candidats formés au cursus complet (BTS CG → DCG → DSCG → DEC).

Pour les jeunes qui s’orientent aujourd’hui vers la comptabilité, cette équation est une bonne nouvelle : à diplôme équivalent, l’insertion professionnelle est rapide et les opportunités d’évolution sont nombreuses.

La Bretagne en chiffres : 850 experts-comptables et 820 cabinets

À l’échelle régionale, la Bretagne suit la même tendance que le reste du territoire — avec quelques spécificités locales qui méritent d’être soulignées.

Le Conseil Régional de l’Ordre des Experts-Comptables de Bretagne (CROEC Bretagne) réunit aujourd’hui 850 experts-comptables inscrits au tableau de l’Ordre, répartis sur les quatre départements de la région : Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor, Morbihan et Finistère. Élu le 3 décembre 2024, François Lambert (Rennes) préside l’institution pour le mandat 2025-2026, accompagné de Loïz Pierre comme secrétaire général.

Au-delà des experts-comptables eux-mêmes, 820 structures d’expertise comptable maillent l’ensemble du territoire breton, du grand cabinet international à la fiduciaire de proximité. Et contrairement à une idée reçue, ces cabinets ne se concentrent pas uniquement à Rennes : Brest, Quimper, Saint-Brieuc, Vannes, Saint-Malo et de nombreuses villes intermédiaires comptent leurs propres acteurs (source CAPEOS). Cette répartition territoriale offre un avantage concret aux étudiants en alternance, qui peuvent conjuguer formation à Rennes et premier poste près de leur lieu de vie.

Quatre missions structurent l’action du CROEC Bretagne :

  • Inscrire les nouveaux professionnels au tableau de l’Ordre.
  • Veiller au respect des règles déontologiques de la profession.
  • Organiser la formation continue des experts-comptables et de leurs collaborateurs.
  • Promouvoir la profession auprès des acteurs économiques locaux et lutter contre l’exercice illégal.

Pour un futur diplômé, comprendre cet écosystème institutionnel n’est pas un détail : c’est l’institution à laquelle il devra s’inscrire pour pouvoir exercer en tant qu’expert-comptable diplômé.

Rennes, premier bassin breton pour la comptabilité

Au sein de cette géographie régionale, Rennes occupe une place à part. La capitale bretonne concentre une part significative des cabinets internationaux et des grands réseaux nationaux qui recrutent en alternance — Forvis Mazars, KPMG, In Extenso, Fiducial Expertise (à Cesson-Sévigné), TGS France, sans compter les acteurs régionaux historiques comme CAPEOS Conseils ou Sogecom.

Cette concentration s’explique par plusieurs facteurs : la présence d’un tissu économique dense (sièges sociaux, ETI, PME industrielles), un quartier d’affaires en plein développement à La Courrouze, et la proximité immédiate de bassins économiques majeurs comme Saint-Malo où sont implantés les sièges du Groupe Roullier et du Groupe Beaumanoir.

Côté volumes d’offres, fin 2025, les plateformes de recrutement comptaient plus de 200 offres « expert-comptable » et plus de 300 offres « comptable » actives sur la Bretagne (source Indeed). La majeure partie de ces postes est ouverte sur Rennes Métropole et son agglomération, suivie par Brest, Quimper, Vannes et Saint-Malo.

Pour les étudiants en alternance, cette concentration rennaise présente un double avantage : un grand choix d’employeurs potentiels lors de la signature du contrat, et la possibilité de changer d’environnement professionnel après l’obtention du diplôme sans avoir à déménager.

Quels postes recrutent le plus ?

La pyramide des recrutements en cabinet et en entreprise se structure en quatre niveaux principaux, qui correspondent assez logiquement aux quatre diplômes du cursus comptable :

Assistant comptable — Niveau d’entrée, accessible directement après un BTS Comptabilité et Gestion. Les missions vont de la saisie comptable à la préparation des déclarations fiscales courantes (TVA, IS). C’est aujourd’hui le poste le plus ouvert quantitativement, dans la mesure où il sert de point d’entrée pour la quasi-totalité des cabinets bretons.

Comptable — Profil intermédiaire, généralement détenu par un titulaire du DCG ou d’un Bac+3 équivalent. La mission s’élargit à la révision des comptes, à l’établissement des bilans et à l’interaction avec les clients ou les opérationnels.

Chef de mission — Le poste le plus pénurique du marché. Il requiert un DSCG et au minimum trois années d’expérience en cabinet. Le chef de mission supervise un portefeuille de clients, encadre les comptables et assistants, et est l’interlocuteur direct des dirigeants. C’est sur ce niveau que la tension de recrutement est aujourd’hui la plus forte en Bretagne comme ailleurs en France.

Expert-comptable diplômé — Étape ultime du cursus, accessible après le DEC (Diplôme d’Expertise Comptable) et le stage de trois ans en cabinet habilité. C’est l’expert-comptable diplômé qui peut signer les comptes, créer son propre cabinet et s’inscrire au tableau de l’Ordre. Les recrutements à ce niveau sont moins nombreux mais hautement stratégiques pour les cabinets.

À ces quatre niveaux s’ajoutent des fonctions transverses qui se développent rapidement : gestionnaire de paie, auditeur, contrôleur de gestion, conseil en transformation digitale. Toutes accessibles à terme depuis le cursus comptable.

Pourquoi le DCG ou le DSCG en alternance à Rennes est une réponse à cette tension

Dans ce contexte, le choix du DCG ou du DSCG en alternance prend tout son sens. La formule combine trois avantages que les recruteurs cherchent activement aujourd’hui :

D’abord, un diplôme d’État reconnu nationalement — le DCG (Bac+3) et le DSCG (Bac+5) sont les diplômes-pivots du cursus d’expertise comptable français. Ils ouvrent ensuite la voie au DEC pour ceux qui visent l’inscription à l’Ordre, et constituent un sésame pour les fonctions de cadre comptable et financier en entreprise.

Ensuite, une expérience professionnelle réelle dès la formation — l’alternance au rythme deux jours école / trois jours entreprise permet de cumuler diplôme et CV opérationnel à la sortie. Les recruteurs ne demandent plus seulement un diplôme : ils cherchent des candidats qui maîtrisent déjà les outils, les logiciels comptables et les codes des cabinets.

Enfin, un coût de scolarité nul — les frais de formation en alternance sont pris en charge par l’OPCO de l’employeur, et l’alternant perçoit un salaire mensuel pendant toute la durée du contrat. À Rennes comme ailleurs, c’est aujourd’hui le format de formation au meilleur ratio coût/insertion professionnelle.

L’ESCG Rennes prépare en alternance les trois premiers diplômes du cursus complet. Le DCG en alternance constitue le diplôme-pivot pour entrer dans le marché breton ; le DSCG en alternance ouvre les portes des postes de chef de mission, ceux qui souffrent aujourd’hui du plus fort déficit de candidats.

Conclusion : un marché à saisir

Tension structurelle de recrutement, démographie professionnelle déséquilibrée, demande croissante des PME et ETI bretonnes : tous les indicateurs convergent vers un constat. Les jeunes qui sortent aujourd’hui d’un cursus DCG ou DSCG à Rennes arrivent sur un marché où les employeurs sont demandeurs — et où les évolutions de carrière sont rapides pour ceux qui choisissent de poursuivre vers le DSCG puis le DEC.

Encore faut-il faire le bon choix de formation, et trouver le bon employeur dès l’alternance. Sur ces deux points, l’ESCG Rennes accompagne ses étudiants tout au long du parcours, du dépôt de candidature à la signature du contrat avec le futur cabinet ou l’entreprise d’accueil.

Vous souhaitez en savoir plus sur les opportunités d’alternance dans les cabinets rennais ? Notre prochain article propose un panorama complet des cabinets d’expertise comptable de Rennes et d’Ille-et-Vilaine.